mercredi 8 mars 2017

Sortir des griffes d'un pervers narcissique : de la poésie au thriller.
 
 "Le bébé d'Adèle" Thriller. Editions Cogito
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Après 14 années de violences et d'enfermement dans un jardin (cf le post de 2009) j'ai peu à peu tout reconstruit.
J'ai refait un jardin, repris mon métier de sage-femme, milite contre les violences faites aux femmes, donne des conférences sur le sujet.
Et même si j'ai perdu quinze années d'écriture, je suis toujours vivante.
Je réécris de la poésie, bien précieux que j'avais cru perdu, et commence un autre roman.
C'est alors qu'"il" revient planer au-dessus de moi.
Il me joint sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une jeune fille de 18 ans victime de violences conjugales.
Pendant plusieurs mois il dialogue ainsi avec moi sans que je n'imagine une seconde le prédateur caché derrière cette jeune fille.
En juin 2015 il se dévoile et me demande de revenir dans sa maison.
Voilà, Barbe-Bleue est droit dans ses bottes, le piège est tendu, la porte du cachot est ouverte. Il pense à moi.
Glacée d'effroi, je me dis alors :
"Je vais le tuer ! C'est la seule façon de m'en débarrasser !"
Je laisse les ouvrages en cours et commence, le soir-même, à écrire un genre nouveau pour moi, un genre qui s'impose : un Thriller !
 
Tous les jours, pendant un an, des centaines d'heures, dans une grande fébrilité, de façon impérieuse, mon héroïne prend forme, s'entête malgré d'improbables moyens et le danger permanent. Comment le piéger ? Comment le faire avouer? Et malgré tout survivre?
 
Ce thriller, Le bébé d'Adèle, vient de paraître aux Editions Cogito.
Ce n'est pas mon histoire. Elle, mon héroïne, elle n'est pas moi, elle est quelqu'un d'autre ; et lui, le Mal absolu tapi dans les méandres glacés de son cerveau, guettant sa proie, lui aussi est quelqu'un d'autre.
Les personnages et les situations se sont créés "presque tout seuls", comme s'ils me tombaient du ciel. J'en rêvais beaucoup, j'engrangeais sans doute, et me jetais sur mon cahier dès le réveil.
Ce fut parfois terrible.
Durant l'écriture de certaines scènes, je m'effrayais moi-même, j'inquiétais mes chats qui m'observaient, dubitatifs et quelque peu sidérés.
J'étais à mille lieues de ma propre histoire. Et pourtant je me libérais, page après page, je m'extirpais des griffes.
Je réparais.
Aujourd'hui, j'ai à nouveau de l'espace pour un autre roman, et pour la poésie.